Bonne nouvelle : de plus en plus de compagnies aériennes abandonnent les sièges inclinables

British Airways vient d’annoncer son intention de se débarrasser des sièges inclinables, qui pourrissent la vie de certains passagers depuis longtemps. Une très bonne nouvelle pour ce début d’année.

Mauvaise nouvelle pour la communauté des sièges inclinables… mais bonne nouvelle pour toute personne dotée de pieds, de bras et de jambes. British Airways vient de rejoindre la liste des compagnies aériennes qui se débarrassent enfin de ces dossiers que l’on peut baisser et qui ont pour conséquence de renverser les affaires de la tablette du passager assis derrière / heurter ces genoux / lui enlever le peu d’espace vital dont il dispose.

 

La compagnie aérienne britannique a annoncé que 35 de ses nouveaux avions moyen-courriers introduits dans les cinq prochaines années seront dotés de sièges préréglés « sur une inclinaison douce » de façon à ce « tous les passagers fassent un voyage confortable ». Avec cette décision, l’entreprise rejoint Allegiant Air, Ryanair et Norwegian, qui ont aussi choisi de se passer de sièges inclinables. Et je le dis comme je le pense, mais pour quelqu’un comme moi qui a subi de nombreux vols forcé à être recroquevillé et à l’étroit : nous ne sommes qu’en janvier mais c’est déjà la meilleure nouvelle de l’année.

Oui, comme vous l’avez compris, je suis farouchement opposé aux sièges inclinables

Oui, comme vous l’avez compris, je suis farouchement opposé aux sièges inclinables. Pourquoi ? Ça n’a pas vraiment à voir avec le fait que je mesure 1,88m, que je doive toujours m’enfoncer dans mon siège pour regarder l’écran télé ou diriger mes genoux vers le couloir et donc être surpris par l’arrivée des chariots toutes les 10 minutes. Non, ce n’est pas non plus parce que je dois manger comme un vélociraptor ou que je suis obligé de gigoter pendant cinq bonnes minutes avant de m’extraire de ma place pour aller aux toilettes.

L’enfer c’est les autres (et vous ?)

Non, le problème, ce sont les gens qui inclinent leurs sièges immédiatement après le décollage et le maintiennent dans cette position jusqu’à ce que les hôtesses de l’air leur demandent de le remettre droit. Peu importe votre avis sur le sujet, le « pour ou contre les sièges inclinables » est certainement l’un des débats les plus passionnés du XXIe siècle. Et soyons honnêtes, il y a eu des perdants des deux côtés.

En exemple, la bagarre entre deux hommes sur ce sujet lors d’un vol Southwest qui s’est terminée en dents cassés. Il y a aussi ce vol du New Jersey à Denver, qui a fini par être dévié après que deux adultes se sont battus parce que l’un d’entre eux utilisait un « Knee Defender », un gadget qui empêche la personne devant vous d’incliner son siège. Imaginez la scène : un homme de 48 ans essayant d’attacher l’objet sur le siège devant lui, avant qu’une femme ne lui lance un verre d’eau à la figure. Les deux ont fini par être abandonnés à l’aéroport de Chicago. Ces incidents sont loin d’êtres isolés.

Ceux qui inclinent leurs sièges expliquent avoir payé un billet et vouloir rendre leur vol plus confortable par tous les moyens. C’est compréhensible, notamment au vu du peu de place disponible pour les jambes, alors que les compagnies aériennes semblent avoir décidé de concevoir des sièges toujours plus petits et inconfortables. Mais cela devrait-il vraiment se faire au détriment du confort des autres passagers, eux aussi en souffrance ? Peut-être que les premiers devraient plutôt acheter des billets Business ?

Une histoire d’argent

Certains ont vu dans la décision de British Airways une façon de réduire toujours plus les coûts : après tout, l’entreprise a récemment supprimé la nourriture et les boissons gratuites de ses vols moyen-courriers. Et il semblerait que les sièges non-inclinables soient plus légers et donc moins coûteux en essence. Dans ce cas, tant mieux : je suis en paix avec l’idée d’un siège qui aurait une empreinte carbone plus faible.

Une étude, rapportée récemment par The Economist, essayait de quantifier en terme d’argent la valeur de ces centimètres tant débattus. Deux professeurs de droit, Christopher Buccafusco et Christopher Jon Sprigman, ont demandé à des passagers d’un vol de six heures s’ils auraient aimé être rémunérés pour ne pas baisser leur siège, mais aussi combien ils auraient payé la personne devant eux pour faire de même.

Résultat : les passagers demandent 41 dollars pour rester droits, tandis qu’ils ne paieraient que 18 dollars pour forcer les autres à faire la même chose. En réalité, la valeur de cet espace dépend réellement de la personne qui il « appartient ». Et ce débat ne s’arrêtera probablement pas avant un bon bout de temps. La solution parait toute simple : se débarrasser de ces maudits sièges inclinables et les oublier une bonne fois pour toutes.

– Adapté par Fabien Jannic-Cherbonnel. Retrouvez la version originale sur Mashable.

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