la transition énergétique, le numérique et le développement humain

Le Premier ministre, Abdelaziz Djerad, a affirmé mardi que son Gouvernement œuvrait pour un changement politique et économique global à travers un « nouveau pacte » reposant sur la transition énergétique, l’économie numérique et le développement humain.

La dynamique globale visée par Gouvernement est cristallisée dans « la triptyque développement humain, transition énergétique et économie de la connaissance et numérique », a précisé M. Djerad qui présentait le Plan d’action du Gouvernement devant les membres de l’Assemblée populaire nationale (APN), réunis en plénière, sous la présidence de Slimane Chenine, président de l’institution parlementaire.

Ce nouveau pacte vise à libérer les initiatives dans tous les domaines de la vie politique, économique, sociale et culturelle, à opérer une véritable renaissance et à redonner espoir au peuple, a ajouté le Premier ministre.

M.Djerad a relevé que l’Algérie a connu, au cours des dernières années, une « gestion catastrophique de l’Etat » ainsi que des « pratiques autoritaires ayant mené au pillage et à la dilapidation des richesses du pays et à la destruction systématique de ses institutions et de son économie dans le but d’accaparer ses biens ».

En termes de chiffres, en 2019 les réserves de change ont reculé de plus de 17 milliards de dollars (USD) et la dette publique intérieure a atteint  45% du PIB, a-t-il fait savoir.

Mais en dépit des difficultés et de la situation complexe, « il ne faut pas cédé au désespoir », a soutenu le Premier ministre, assurant que l’exécutif s’emploiera, avec toutes les forces politiques et sociales, ainsi qu’avec les élites nationales, aussi bien à l’intérieur qu’à l’extérieur du pays, à « faire sortir notre pays d’une situation politique et économique critique vers une nouvelle ère où sera restaurée la confiance en les institutions du pays, à travers de profondes réformes politiques et socio-économiques qui permettront de dépasser la crise ».

Dans ce contexte, le Premier ministre a passé en revue les grandes lignes du Plan d’action du Gouvernement, qui vise la mise en oeuvre du programme du Président de la République et « une rupture définitive et qualitative avec les pratiques révolues dans la gouvernance politique et socio-économique du pays ».

Dans le cadre du « renouveau économique attendu », le Plan d’action du Gouvernement vise la rationalisation de la consommation et son orientation vers tout ce qui est algérien, d’après les déclarations de M. Djerad qui a affirmé que la nouvelle politique économique adoptée par le Gouvernement, sera essentiellement axée sur la mise en place d’un nouveau mode de gouvernance économique, d’une gestion moderne de l’entreprise économique, du développement des filières industrielles prometteuses, de l’accroissement des niveaux de production et de la valorisation des ressources naturelles du pays.

Cette démarche englobe l’assainissement du milieu juridique de l’investissement, la création d’un climat approprié aux affaires, l’affectation du foncier économique à l’investissement productif, alternatif à l’importation, la subordination de l’octroi des avantages aux incidences socio-écomnomiques et la création d’emplois outre le redressement de la balance des paiements.

Le Gouvernement entend poursuivre la régulation et la réduction des recettes, en veillant à éviter la perturbation du marché local, en vue de la protection de la production nationale à travers la mise en place de systèmes juridiques et de critères à même d’orienter la commande publique vers les matières et les services locaux, en sus de l’inclusion des activités parallèles et de la lutte contre le gaspillage sous toutes ses formes.

Pour ce qui est des réformes financières, M. Djerad a indiqué que le but escompté, étant le recouvrement des équilibres financiers internes et externes, à travers l’application des principes de la bonne gouvernance fiscale, budgétaire et financière, puis la mise en place d’un système national de statistiques économiques et sociales à même de rationaliser les politiques économiques et de permettre la prise des décisions judicieuse.

Pour ce faire, le Gouvernement envisage d’orienter la nouvelle politique fiscale vers la lutte contre l’évasion fiscale et l’amélioration des taux de recouvrement fiscal, la lutte contre le phénomène de la surfacturation et de la fuite des capitaux, ainsi que l’exonération fiscale des revenus mensuels inférieurs à 30.000 Da.



A court terme, il y aura une suppression des taxes à faible rendement et la révision du système des avantages fiscaux et parafiscaux ayant engendré, par le passé, de « graves dérives », a relevé le Premier ministre, en insistant sur « la rigueur budgétaire » qui sera accompagnée par la mise en place d’un mécanisme de suivi et d’évaluation des programmes d’équipement et d’investissement public, et une réforme graduelle et globale du dispositif de subvention sociale pour un ciblage optimal des catégories vulnérables.

Le Gouvernement opèrera une réforme profonde du secteur bancaire et financier, à travers la libération et la modernisation de la gestion des établissements bancaires, la généralisation des outils de paiement électronique, et la création de banques spécialisées et de fonds d’investissement, outre la diversification des offres de financement et le développement de la bourse, a indiqué M. Djerad, affirmant que des efforts seront déployés pour encourager l’épargne, qui permettra d’attirer la liquidité circulant hors circuit bancaire.

Dans son Plan d’action, le Gouvernement s’engage aussi au maintien des prix des produits subventionnés de large consommation et à la lutte contre la spéculation sous toutes ses formes, de même que la fraude et l’atteinte au pouvoir d’achat des citoyens, et ce par tous les moyens coercitifs légaux en vue de juguler ces phénomènes.

La transition énergétique constituera un levier important du développement économique, vu les potentialités que recèle le pays en termes de ressources d’énergies renouvelables, a-t-il poursuivi, précisant que cette transition devrait permettre à notre pays de s’affranchir de manière progressive de la dépendance vis-à-vis des ressources conventionnelles et d’amorcer une dynamique d’émergence d’un modèle d’énergie durable.

Cette transition sera basée sur un nouveau modèle de production et deconsommation de l’énergie, basé sur l’efficacité et la complémentarité avec les ressources renouvelables, dont 16.000 mégawatts prévus à l’horizon 2035 et la maitrise des coûts de réalisation des infrastructures dédiées aux énergies renouvelables et le développement d’une industrie pétrochimique et de raffinage favorable à la valorisation de nos ressources conventionnelles.

Concernant l’agriculture, le Plan prévoit l’adoption d’une politique durable de nature à renforcer la sécurité alimentaire du pays, et de corriger le déséquilibre de la balance commerciale, en contribuant efficacement à la diversification de l’économie nationale. Les efforts seront focalisés sur le développement agricole des zones rurales, sahariennes et montagneuses.



Des instructions ont été données à plusieurs départements ministériels et établissements administratifs pour « la lutte constante et globale contre la bureaucratie », a affirmé M. Djerad, soulignant l’importance de promouvoir le système juridique pour se conformer aux standards internationaux.

Pour remédier à certains dysfonctionnements ayant émaillé la loi de finances 2020 en ce qui concerne des dispositions fiscales « injustes » à l’égard de certaines catégories, le Premier ministre a annoncé une loi de finances complémentaire 2020 pour corriger cette situation.

source aps

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